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Causes : Achat local ET bio

Merciiiiii à La Presse  !  Enfin, le vendredi 27 juillet 2007, un dossier sur l’achet local ET bio.  J’ai bien écrit ET; ces derniers temps, c’était souvent (dans un Times de cet hiver; L’Actualité et son titre scandaleux – voir plus bas; etc.) présenté en opposition l’un de l’autre.  Pourquoi toujours tout polariser ?  Au moment de la parution du numéro de L’Actualité « Au diable le bio... vive les pesticides ! »  Je n’avais pas de blogue et je n’ai pas pris le temps d’écrire une lettre de protestation au magazine. Heureusement, tant de lecteurs l’ont fait que les lettres ont rempli deux pages !  Et pas n’importe quels lecteurs : entre autres, des propriétaires de petites fermes bios à grandeur humaines, des fermes LOCALES, qui en ont marre qu’on casse du sucre sur le dos des produits bios parce que certains sont importés !  Ces producteurs québécois bios, qui chaque jour travaillent la terre avec amour et respect et font ainsi des gestes d’une extraordinaire portée pour notre santé et la santé de l’environnement du Québec, méritent un meilleur traitement que celui de jeter le bébé avec l’eau du bain ! J’ai bien aimé la réponse de Frédéric Paré d’Équiterre aussi : citant la corrélation existant entre cancer et pesticides, il conclut : « On ne badine pas avec la santé publique ! »

Comment ne pas m’enflammer et bien expliquer ma position...  Je vais commencer en m’inspirant du livre de Laure Waridel : L’Envers de l’assiette et quelques trucs pour la remettre à l’endroit.  Le postulat : les choix alimentaires que l’on fait ont un impact – positif ou négatif – sur l’environnement et les populations.  Pour s’y retrouver, un truc : les 3NJ.  Pour Nu (le moins emballé possible) ; Non-loin (local) ; Naturel (bio); Juste (équitable).  Heureusement pour nous tous, Laure ne polarise pas les enjeux.  Il importe de prioriser ses achats selon ces QUATRE concepts.  Dans tous les cas, le moins d’emballage possible.  Ensuite, privilégier les produits locaux (ainsi, si l’on peut utiliser du sirop d’érable au lieu du sucre dans une recette, on le fait).  Puis, le plus possible, utiliser des produits bios (qui peuvent être locaux et non emballés !!!), puisque les pesticides (on parle surtout de ces derniers quand il est question de végétaux – pour la viande, ajoutons une énumération non exhaustive : hormones, antibiotiques...) sont extrêmement nocifs sur notre santé et l’environnement... - Le fleuve Saint-Laurent et en train d’en manger toute une volée... - Puis, pour les produits tropicaux dont on choisit de ne pas se passer, soit par pur plaisir, soit par solidarité, soit pour les deux !, il y a les produits équitables (et non emballés et bios si possible !!!).

On peut donc favoriser les produits locaux ET favoriser l’agriculture biologique.  Un bel exemple, que le journaliste de l’Actualité n’avait même pas été foutu de citer : le projet d’agriculture soutenue par la communauté d’Équiterre !  Les fameux paniers de légumes (et de viandes) !  Chez nous, 90% des légumes et de la viande que l’on mange, 9 mois par année pour les légumes et 11 mois par année pour la viande, proviennent de fermes situées dans les Cantons de l’Est.  Nous n’avons pas seulement un médecin de famille, mais deux fermiers de famille aussi !  C’est donc local ET bio !  Ensuite, pour les fruits, Jef, Léonard et moi favorisons les fruits locaux de juin à octobre, les congelons et les cuisinons pour l’hiver, et complétons avec des fruits importés.

Bon, je vais m’arrêter là pour ce soir.  Mais vraiment, s’il y a une chose qui me déçoit, c’est la polarisation des débats : « Ah non, moi la solidarité internationale ça ne me touche pas, moi c’est l’environnement. » (Sauf que, comme dirait Hubert Reeves, si rien n’est fait pour contrer la misère humaine chez 80% de la population mondiale, les problèmes environnementaux tels que la déforestation ne pourront être endigués). « Tu aimes la ville ?  Tu ne dois pas aimer la campagne ! » (C’est que... j’aime les deux...)  « Ton fruit préféré est la mangue ?  Y’a de bons fruits au Québec ! » (L’un n’empêche pas l’autre... j’allais ajouter que j’adore les framboises !)  Tu aimes voyager à l’étranger ?  Il y a de belles choses ici tsé ! (L’un n’empêche pas l’autre, bis repetita ! ...)  C’est épuisant à la fin... Et parfois l’impact m’apparaît assez dramatique, comme cette régression du bio.  Ok, si c’est pour critiquer les fraises bios de Californie en hiver.  Mais de grâce...