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04/04/2008

Mes préférences à moi : mon « blogroll »

weblog.jpgSi vous saviez comme cela m’a fait plaisir.  Tellement plaisir.  C‘est que bloguer m’apporte énormément et que je suis ravie, mais vraiment ravie qu’une blogueuse ait choisi Une famille de la Terre comme prix de « brillante weblog » en la décrivant ainsi :

 

Parce que lire Marie, c'est pour moi comme prendre un grand bol d'air pur. Ses textes, qu'ils racontent son fils, sa famille ou ses souvenirs de voyages, sont toujours remplis d'amour et de passion "saine". Parcourir Une famille de la Terre pour moi, c'est comme bien s'alimenter; on se sent bien ensuite :)

 

WOW !  Ça me donne le goût de continuer, moua !  MERCI du fond du cœur Milou !!!

 

Je suis donc par le fait même invitée à choisir à mon tour 7 blogueuses en respectant les règlements suivants :

 

-Les gagnants doivent mettre le logo sur leur blogue;
-Mettre le lien de la personne qui vous a décerné le prix;
-Désigner 7 autres blogues;
-Mettre les liens de ces blogues sur le vôtre et
-Laisser un commentaire sur les blogues récompensés!

 

Dur, dur de n’en choisir que 7, et dur dur de ne pas choisir celles qui ont déjà retenu l’attention.

 

Bon.  Mais j’ai envie d’être désobéissante, moua !  D’abord, Haut et Fort n’offre pas la fonction de « blogroll » comme d’autres serveurs, ce qui m’a depuis longtemps découragée de lister mes sites préférés sur une colonne de côté – c’est vrai quoi, le langage html, j’y comprends goutte/miette/ciron (au choix).  Alors ce jeu me permet aujourd’hui de « lister » mes sites préférés – et je ne me gênerai pas pour venir en ajouter quand l’envie m’en prendra ! Comme je veux désobéir davantage, je me permettrai de nommer des sites déjà primés et ne me limiterai pas à 7, mais ferai un effort pour créer 7 catégories* !  Ah oui... les 7 en gras, ce sont mes mentions spéciales, quand même !

 

Voici donc mon « blogroll » :

 

1) Le blogue qui m’a donné la piqûre (ma référence... à moi !)

-         Les Banlieusardises

2) ZE blogue (parce que je me suis sentie dans mon univers – la route - sur ce blogue voué aux voyages) :

-         Taxi-brousse

3) Zes blogues, bis (éclater de rire en pleine nuit... y’a que les claviers de Caroline Allard et de Peccadilles pour me faire rigoler autant devant mon écran) :

     - Mère indigne / Off Mère indigne

    Peccadilles en chroniques

4) Le blogue d’une amie qui m’inspire chaque jour. C’est grâce à ses encouragements si je blogue aujourd’hui :

     - Deux pieds sur Terre

5) Blogues où être maman est toute une aventure... et plus encore :

     - Gaga mais avertie, Maternit-Anne, Mama cool (ceci n’est pas un blogue), Grande dame, (Un peu moins) Centrée sur mon nombril, Pépins de kiwi, Lilia, Hop la vie, La Souimi, Silvana, et tant d’autres encore !!!

6) Blogues qui me font saliver :

     - Tarzile; Estomac sur deux pattes; Chocolat et zucchinis; Cuisine framboise; Gourmandises d’Isa, Café créole...

7) J’aime beaucoup ces personnes qui bloguent (cousine, collègue, comparse de chorale !) :

-         Laurence, Lynn et NadLap.

 

* Ah, enfermer les gens dans des boîtes...  Quel gâchis. Certaines de ces blogueuses sont mamans ET/OU parlent de bouffe ET/OU d’environnement ET/OU de voyages.... il ne s’agit pas de compartiments étanches – de toutes façons, depuis le Titanic, on s’en méfie, hé !

03/04/2008

Tiroir à projets

Intro

Une cabane dans l’arbre à la manière de Shilvi et Popo

Serrure bloquée pour projets de congé de maternité

Projets : Intro

Imaginez un joli tiroir de bois. Qui semble somme toute assez petit. Mais détrompez-vous : l’Hermione en moi (saviez-vous que cette brillante sorcière-qui-veut-sauver-les-elfes-de-maison est mon alter ego ? Non ? Ben voyons !) lui a jeté un sort, tant est si bien qu’il peut contenir des tonnes et des tonnes de choses... à l’infini ! 

Ce joli tiroir, je le « traîne » dans ma tête, dans ce recoin du cerveau où je me plais à caresser toutes sortes de projets.  Du bricolage, des sorties, des fêtes - des projets de journées de pluie et des projets de toute une vie !

D’un naturel optimiste, je crois dur comme fer que je réaliserai ces projets un jour.  Quand ? Allez savoir !  Je me dis seulement que, en créant un espace sur ce site pour les présenter, ils prennent déjà vie.  Un tout petit peu.

Et puis, la preuve que j’ai raison d’espérer, c’est ce blogue !  Il a langui dans le tiroir de looong mois avant de prendre vie !

 

Projets : Une cabane dans l’arbre à la manière de Shilvi et Popo

Pour les pressé-e-s : sachez que je reviens du Shpectacle et que j’y ai rencontré la voix de Shilvi en personne... voir à la fin du texte !  

Contrairement à Mère indigne, qui raconte avec autant de brio que d’habitude son ras-le-bol devant l’histoire de Monsieur Zozo qui veut toujours aller au zoo, je dois vous confesser que moa, y’a un livre pour enfant que j’aime pratiquement plus que Léonard. Ben oui. C’est Monoiseau de Shilvi - euh, je veux dire, de Sylvie Dumontier, la créatrice de ce personnage de petite fille espiègle.  Mon fils, c’est Popo part au vent qu’il écouterait 1000 fois de suite, alors que de mon côté je craque pour ce petit oiseau dont la voix chevrotante est celle d’Anne Dorval (pas possible, mais vrai !). Ce sont les images qui me font rêver.  D’abord, le chalet, si semblable à notre maison du bonheur. Mais surtout, surtout... la cabane dans l’arbre (oui, je sais, je parle d’une maison dans les arbres dans deux textes - ici et - de ce blogue déjà. Qu’est-ce que c’est que cette fascination ? Y'a un psychiatre dans la salle ?!). 

Voyez plutôt :

 

2063645412.jpg

Elle est chouette hein ?  Les marches directement sur le tronc, l’échelle à cordes...  Cela doit me rappeler, quelque part dans mon inconscient, le fort de la Guerre des Tuques (faudra un jour que je parle de mon côté groupie de ce film culte) !

Alors, depuis que ma mère parle de faire construire une cabane dans un arbre pour Léonard, je nous imagine la construisant gaiement en utilisant cette image comme guide (trop drôle : ma mère et moi sommes capable de fissurer un mur en voulant planter un clou dedans !  Alors je plains, d’avance, l’arbre !). Ben quoi c’est à ça que ça sert un tiroir à idées, non ? 

Eh oui, nous sommes allés voir le Shpectacle de Shilvi et Popo dimanche dernier. J'étais heureuse d'y voir mon amie Isabelle et son adorable Sophie ! De chouettes chansons, de la fantaisie en masse, une héroïne qui me plaît bien (en salopette et couettée, c’est rafraîchissant !), un hippopotame couleur lilas qu’affectionne tout particulièrement Léonard... Le clou, ce fut de croiser la sympathique et sacrément talentueuse Sylvie Dumontier en personne à la sortie de la salle. Avec ses deux filles Éléonore et Julia.  Elle a pris sa voix de Shilvi pour parler à ma filleule, qui n’en revenait pas ! J

Projets : Serrure bloquée pour projets de congé de maternité

DSCN4024.JPGEn prévision de ce deuxième congé de maternité, j’étais pleine d’espoir : j’allais m’occuper de mon bébé et, en sa compagnie, réaliser plein de petits et grands projets. Mon « tiroir » était plein à ras bord et j’avais même commencé la rédaction d’un billet (jamais terminé, donc pas publié) pour me rappeler ce que j’avais envie de faire en cette belle année 2010 !

Voici d’ailleurs un extrait de ce que j’avais commencé à écrire en février : Pour la deuxième fois de ma vie, je me retrouve pour plusieurs mois en congé de maternité. Alors que, lors de mon premier congé, mon moral était au plus bas et mes douleurs physiques persistantes, je me souviens que certains projets – certains très modestes – me permettaient de tenir le coup. Même si je n’arrivais à leur consacrer parfois qu’une petite heure par semaine, au moins, j’avais le sentiment d’avoir créé, accompli quelque chose ! Je crois que certaines blogueuses que je visite m’ont inspirée (et m’inspirent toujours !) à ce sujet, notamment mes amies Isabelle et Martine la banlieusarde.

Mon tiroir à projets trépigne d’impatience pour ce congé-ci, car je sais depuis bien avant l’accouchement que ce sera une source constante de motivation - ou même une sorte de thérapie, selon les circonstances ! (J’ai dû lire Harry Potter trop souvent, car j’imagine mon tiroir tressauter avec enthousiasme, tellement les projets qu’il contient ont hâte de se voir réaliser !!!).

Malgré, donc, un début de vie de bébé où nous étions bien balaaades (l’extrait ci-dessus a été rédigé dans la salle d’attente de ma doc !), ce congé est parti sur des chapeaux de roues avec un moral d’acier dont j’étais si fière et, surtout, avec un magnifique voyage européen en famille, dès la 12e semaines de Philémon, deux jours après la fête du 5e anniversaire de Léonard ! Nous sommes si contents de cette belle aventure !

Mais force est de constater, en ce 5e moisniversaire de notre petit dernier, que je n’arrive plus à ouvrir mon tiroir à projets.

C’est que le verrou est obstrué par des tas de sources d’anxiété (que je tairai ici) qui enflent, enflent, au fur et à mesure que la clé appelée « dodo » se faisait de plus en plus introuvable. En effet, pendant des jours, semaines, bref plus d’un mois, je n‘ai dormi que très rarement plus de deux heures de suite, et cette vie sans sommeil a failli venir à bout de ma capacité à réaliser le plus petit projet (et tout court, à un certain moment, de venir à bout de dormir entre les boires. Inquiétant !). Même si maintenant je dors un peu plus (trois repas de céréales par jour + une canicule + enfin la capacité à rester sur le ventre une fois retourné dans son sommeil = entre 4 et 9 heures sans demander à boire la nuit, waouh !!!), j’ai accumulé un niveau de fatigue important. Je suis donc encore en mode survie et me donne une belle tape dans le dos quand, en fin de journée, j’ai réussi à faire un lavage et préparer une purée de courgettes OU à être sortie pour le cours d’aqua-bébé, pour voir une amie ou faire des courses. Ça, ce sont les très très bonnes journées.

Ce mode survie a un facteur aggravant appelé « interdiction de stationner bébé » (j’ironise) : alors que je culpabilisais, à Léonard, parce que j’avais l’impression de le « stationner » à côté de moi pour vaquer à des tâches, cette fois-ci, j’ai un bébé qui refuse neuf fois sur dix d’être déposé ! La poussette et le porte-bébé lui conviennent bien mieux. Ce qui n’est certes pas propice à la réalisation de maintes et maintes activités...

Oui, j’ai un bébé moteur. Ou nomade. Il adorait voyager en Europe, Philémon. Il adore maintenant voyager dans son lit (lire : se promener sur lui-même à 180 degrés, se tourner sur le ventre, se retrouver la tête et les pieds dans les barreaux, ou plus cute, en position semi couchée... les deux pieds accotés sur le rebord du lit !) et ça se terminait, jusqu’à la semaine dernière, et ce à une fréquence de deux heures au maximum, par des pleurs, une colère, de là une faim de loup... Vous pigez pourquoi je suis épuisée ? Si on tentait de lui bloquer le bas du corps pour qu’il ne bouge pas trop, c’était pire, il se réveillait en furie après bien moins des deux heures susmentionnées !

Alors pour tourner le fer dans la plaie (ou titiller ma motivation qui, elle, est toujours là !), je me remémore ici ce qui, il me semble, se trouve dans ce tiroir plus que coincé...

- Écrire de belles lettres bien senties à mes amis européens qui nous ont si bien reçus pour les remercier une énième fois de leur chaleureux accueil.

- Créer, imprimer, monter les faire part de naissance (l’empreinte de main et la photo ont été prises il y a belle lurette...)

- Organiser le baptême.

- Installer (enfin !) nos cadres dans la maison, nos lanternes achetées au Viêt Nam, nos masques et marionnettes (vais-je un jour accrocher des rideaux pour créer un effet de théâtre de marionnettes comme j’e rêve depuis si longtemps ?)

- Prendre des photos, réaliser des montages, encadrer... J’ai des tas de projets de photos qui poirotent.

- Terminer l’album de photos de Léonard (mon objectif est d’arrêter à ses 5 ans, soit juste après la naissance de Philémon – je viens de terminer la page de son 2e anniversaire), commencer l’album de Philémon, en faire un pour notre voyage et / ou en commencer un « familial »...

- Aller visiter ma grand-mère en autobus (en passant, tout trajet en transport en commun avec la poussette représente pour moi un projet en soi  Je le réalise très souvent, bravo Marie !)

- Marcher une heure minimum chaque jour et aller régulièrement chercher Léonard tôt à la garderie (justement, ça prend une heure de marche) puis visiter un parc d’Outremont avec les 2 garçons.

- Multiplier les occasions de sorties à la piscine avec Léonard qui a enfin envie d’apprendre à nager et tripe comme un fou avec ses flotteurs (et encore plus avec des palmes !)

- Initier Léonard au vélo à 4 roues... Commencer par susciter sa motivation pour la chose... bah, sans insister, hein, j’ai appris ma leçon, tant qu’ils ne sont pas prêts, à quoi bon ?

- Bien préparer la rentrée scolaire de Léonard (magasiner les fournitures avec lui, le faire voir les amis qui iront à la même école que lui, etc.).

- Bien vivre la rentrée progressive (progressive elle sera, ça commencera à 6 mois, mais j’ai une belle entente de progression avec le directeur du CPE !) de Philémon à la garderie.

- Écrire écrire écrire écrire écr.......... dans un café quand c’est possible, ahhhh !

- Vous ai-je dit qu’on avait peut-être aussi une opportunité de voyage en famille à l’automne... en Asie cette fois ? Rien n’est sûr, cependant, mais on y rêve quand même. J’aimerais bien

- J’en oublie sûrement plein, car j’ai aussi bien des tiroirs de projets tout court, pas juste pour un congé de maternité... comme de cueillir des cerises – ça y est, je suis sur la liste des invités pour cette année, mais un mardi, c’est pas possible, bouhouh ! - et du cassis, pour prendre un exemple parmi 100 autres !

Evidemment, dans cette liste, j’omets les tâches moins excitantes mais nécessaires, comme de trier les vêtements d’enfants, faire du rangement de paperasse, voire, préparer une vente de garage – un vide-grenier pour mes lecteurs français. Jef est sûr que je ne le ferai jamais. Pff ! Le genre de tâches encore plus difficiles à réaliser lorsqu’on travaille, avec deux enfants à s’occuper... J’espérais que ce congé me permettrait d’en organiser une, de vente de garage... On lâche pas !

Dites, cette période qui me désespère ne durera pas, hein ? J’étais si heureuse d’avoir échappé au dur blues de ma première expérience de maternité... Mais là, j’aurais besoin d’une poussette qui se promène seule dans la maison (tsé, comme un aspirateur de piscine, hinhin), ou d’une paire de bras supplémentaires ! Ce qui me rassure, c’est le fait d’avoir de beaux projets : n’est-il pas signe que je suis une amoureuse de la vie ? Je veux fêter, encore plus chaque jour, la joie d’avoir deux magnifiques enfants, et ma liste reflète bien l’amour que je leur porte... Alors patience, Marie, patience ! :)

N.B. Un gros merci à ma maman qui est venue me visiter aujourd’hui, qui a donné à manger à Philémon et l’a diverti le temps que je donne une dernière touche à ce texte - un billet qui était voué à ne jamais être terminé et publié, vu ce qu’il racontait, n’est-ce pas ?!

P.S. Sur la photo, Philémon a 5 mois :)

02/04/2008

Parentitude

Intro

Transgresser les règles pour mieux allaiter

Les lubies d’une synesthète qui essaie de faire un bébé

 

L’ADQ et les garderies, silence radio

 

Ode aux papas d’aujourd’hui

 

Pas de maternité "lisse" pour Marie

 

Mitsou, Josée Blanchette, Mère indigne et Moi (ou encore : Mère blogueuse et fière de l'être !)

 

Un "J'aime, j'aime pas", sauce virtuelle au gin tonic

Longue vie à Mama cool !

Grosse bédaine célèbre sa victoire sur l’adversité !

Léonard/Parentitude : Mes premières rencontres avec mon bébé

Les prénoms de mes garçons

Posologies

Enfance et existence

"Double Potions with Snape"

Ô Suprême Entité Temporelle

Maman disjonctée appelle à l'aide !

 

Voir aussi

 

Catégorie : Léonard


Catégorie : Philémon

 

Médias : Une famille "plus verte" dans le Bien Grandir

Médias : Mon test de grossesse passe à la télé !

Projets : Serrure bloquée pour projets de congé de maternité

Causes : Une année chanceuse s'est terminée en queue de poisson

Parentitude : intro

Devenir parents, c’est la plus grande source de joies du monde, mais c’est aussi une source d’angoisse et d’inquiétude inversement proportionnelle aux nombres d’heures de sommeil que notre état nous alloue !!!  

Jef et moi sommes tellement transformés par le fait d’être parents que j’ai eu envie de créer une catégorie sur notre « parentitude ».

Ben oui, quoi, un mot qui n’existe pas.  Nous les parents, on ne s’en lasse pas, même si on en a l’habitude !

 

Parentitude : Transgresser les règles pour mieux allaiter

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31 juillet 2007 - mon allaitement, avec recul...

J’ai allaité pendant 13 mois, par choix.  Avec conviction et, petit à petit, avec plaisir (à la fin, c’était très certainement par pur plaisir !  J’ai arrêté parce que fiston a cessé de vouloir téter !)  Maintenant que Léonard a plus de 2 ans, je repense à ces doux moments avec une quasi nostalgie.  Et j’ai hâte d’allaiter, un jour, un deuxième bébé !

Pourtant...  Les premières semaines d’allaitement furent très difficiles.  Non seulement j’ai collectionné les problèmes – gerçures, crevasses, muguet et mastite en même temps, lorsque le petit a eu une semaine – mais en plus, j’ai d’abord reçu une « aide » que je qualifierais d’inappropriée.  En fait, j’ai été à un cheveu d’arrêter complètement de donner le sein, d’un seul coup; ce qui a sauvé mon allaitement, c’est tout d’abord l’empathie d’une infirmière dans un autre CLSC que le mien – empathie : donc reconnaissance de ma douleur, de ma peine, et refus de perpétuer la souffrance – et l’aide d’une excellente conseillère en allaitement.  Si je n’avais reçu que les conseils des infirmières de l’hôpital, de mon CLSC, du Mieux vivre avec son enfant 2005 et du Guide Nourri-source... mon expérience d’allaitement aurait duré une semaine et me laisserait que de mauvais souvenirs !  Et cela aurait été tellement dommage.

C’est pour cette raison que, lorsque mon petit a eu 4 mois, j’ai écrit un texte sur mon histoire (voir ci-dessous).  Tout simplement parce que je crois que le purisme en matière d’allaitement peut nuire plus qu’aider. Parce que la souffrance n’a pas sa place dans le magnifique geste d’allaiter. Parce que je crois qu’une approche plus souple peut faire la différence.  Enfin, parce qu’une femme qui vient de vivre une grossesse de 9 mois, qui vient d’accoucher, qui a peut-être le périnée déchiré, qui a les hormones qui jouent au yo-yo, qui ne dort presque pas et qui est en plein baby blues mérite de recevoir autre chose qu’une liste de contre indications sans fin et, dans certains cas, culpabilisantes. Si elle souffre, elle mérite qu’on reconnaisse cette souffrance et qu’on lui propose des accommodements et des solutions afin que cette souffrance cesse.  Pour elle, et pour son bébé – une maman détendue, reposée, confiante, n’est-ce pas ce dont un bébé a le plus besoin ?!

J’ai un rêve : qu’il y ait un jour non seulement des hôpitaux certifiés « amis des bébés », mais aussi « amis des mamans ».  Cela paraît évident, et pourtant !!!

13 septembre 2005

Comment c’est en transgressant toutes les règles de l’allaitement que j’en arrive aujourd’hui à allaiter mon bébé avec bonheur !

En effet, j’allaite avec bonheur mon bébé de plus de 4 mois, un bébé resplendissant de santé, épanoui, qui dort bien, tête bien, rit aux éclats et nous fait les plus beaux sourires du monde.  Pourtant, dès ses premiers jours de vie, j’ai collectionné simultanément de nombreux problèmes (gerçures, crevasses, mastite, muguet, le tout combiné à un baby blues très sévère) et j’aurais arrêté l’allaitement si je ne m’étais pas donné le droit de transgresser toutes les lois des puristes en la matière !  Alors aujourd’hui j’ai pensé témoigner de mon expérience... Pas pour dire aux femmes « vous devez faire ci ou ça » mais bien plutôt pour illustrer que l’important est de se respecter et de s’écouter plutôt que de culpabiliser en s’en tenant à des règles strictes même lorsque nos besoins diffèrent !

Mon choix : allaiter  

Depuis toujours, bien avant de tomber enceinte, mon choix est fait : je veux allaiter.  Pour toutes sortes de raison : c’est naturel; pratique (toujours stérile, à la bonne température); ça favorise les liens maman-bébé, peau à peau; ça prévient toutes sortes de problèmes de santé chez le bébé et chez la maman; et ça évite d’encourager ces satanées multinationales, comme Nestlé !  D’ailleurs, avant même d’accoucher, mon objectif est d’allaiter au moins jusqu’à ce qu’il soit possible de donner du lait de vache (9 mois) pour éviter les préparations lactées qui, toutes, contiennent des OGM et sont manufacturées par des multinationales aux gestes à la moralité douteuse. Bref, à la naissance de mon bébé, je commence à allaiter avec enthousiasme et aucun préjugé.

Comme c’est étrange, pourtant...  Dans les livres, on insiste beaucoup sur les nombreux  avantages de l’allaitement, mais très peu soulignent certains éléments de l’allaitement qui font aujourd’hui de moi une femme qui est, oui, heureuse d’allaiter, mais pas à n’importe quel prix !   En voilà deux :

- La fatigue.  Je n’avais pas conscientisé le problème du sommeil en lien direct avec l’allaitement.  En effet, quand on allaite à 100% et que le petit boit systématiquement aux 2-3 heures, on ne dort jamais plus de 2h d’affilée.  Bonjour la fatigue ! Certaines personnes ont besoin de beaucoup de sommeil pour fonctionner ou à tout le moins pour avoir le moral.  C’est mon cas.  Dans les pires moments, je me suis mis à envier follement celles qui ont choisi le biberon et dont le conjoint peut donner un boire de temps en temps, permettant à la maman de dormir un petit 5 heures ! Dire que j’ai lu le conseil suivant dans le cas où le bébé a une poussée de croissance ou qu’on a une mastite ou autre problème douloureux : « allaitez plus souvent ET reposez-vous ».  Ha ha ha !  Quel sens de l’humour !

- Déshydratation/constipation.  On nous dit de boire beaucoup lorsqu’on allaite car la production de lait demande beaucoup de liquide. J’ai bu beaucoup, beaucoup et je bois toujours beaucoup, beaucoup.  Sauf que la constipation est devenue tellement grave un mois après l’accouchement que je me suis retrouvée avec des fissures anales – et j’ai dû subir, après trois mois de douleurs insoutenables, une chirurgie !  (Oui, je sais, je ne suis pas chanceuse !) Avoir su que la déshydratation pouvait aller si loin, j’aurais pris le problème plus au sérieux (qu’est-ce que la constipation lorsqu’on a déjà tous les problèmes cités ci haut ?  C’était le moindre de mes soucis !) en prenant un supplément de fibres, par exemple.

Première loi transgressée : la suce (ou « sucette d’amusement »)

Dès le 2e jour de vie de mon bébé, juste avant que nous quittions l’hôpital, une infirmière nous recommande de donner la suce à notre bébé car il pleure même après un boire de 40 minutes (20 minutes par sein) de colostrum.  Elle nous dit que les bébés ont parfois envie de téter pour téter.  (Et compte tenu de l’état de mes mamelons dans les premiers jours, une chance que je ne le laisse pas téter pour téter !!!)

Eh bien, depuis ce jour, nous lui offrons parfois la suce... mais ça ne l’intéresse pas trop !  À part lorsqu’il a soudain très faim et que nous sommes sur l’autoroute, par exemple, et que nous devons attendre quelques minutes avant de pouvoir lui donner le sein.  Dans ce cas, c’est bien pratique, ça le fait patienter (bien que mon petit doigt fasse aussi l’affaire).  Sinon, ça ne l’a jamais empêché de téter le sein.

Deuxième loi transgressée : le biberon  

Au 7e jour de vie de mon bébé, il a une soudaine poussée de croissance et veut boire aux heures.  Or, mes mamelons sont en sang; j’ai des crevasses, des gerçures, du muguet, une mastite (et pourtant j’ai fait tout ce qu’on m’avait dit de faire pour éviter cela... mais je suis épuisée.)  J’ai si mal, je suis si fatiguée et je suis si triste (je vis un baby blues sévère et les infirmières et les médecins du CLSC vont envisager de me médicamenter) que je n’arrive plus à nourrir mon bébé.  Je tressaille de douleur dès que mon amoureux approche le bébé vers moi.  J’appelle en larmes toutes sortes de services.  À Info-Santé, on me relit tout le baratin que j’ai déjà lu dans le Mieux vivre et dans le Nourri-source; mais je n’en suis plus aux douches chaudes ni à la lanoline, et autres trucs préventifs, tout ce que je souhaite c’est que mon petit bébé boive à sa faim sans toucher à mes seins !!!  Une parente qui a elle-même une marraine d’allaitement et possède une expérience d’allaitement super positive me conseille de changer de position (j’alterne déjà entre madone inversée et football).  Mais je n’en suis plus là non plus, je souffre trop.  Je me précipite à l’hôpital où une infirmière offre une préparation lactée à mon bébé, qui l’engloutit.  Je suis si émue de le voir ainsi, de profil, les yeux grand ouverts, téter goulûment son biberon !  Enfin il boit et n’aura plus soif.  

Troisième loi transgressée : le tire-lait

Ce soir-là, nous louons un tire-lait. C’est une véritable course contre la montre car les pharmacies vont bientôt fermer et je passe des heures au téléphone avant qu’une d’entre elle me confirme qu’il reste un tire-lait de disponible.  Ouf, je pourrai continuer à stimuler ma production de lait... en attendant.  Et heureusement, ça ne fait pas mal.  Je suis si fatiguée, stressé, et triste que ma nouvelle panique concerne la stérilisation des biberons.  Je passe mon temps à les faire bouillir alors que j’apprends ensuite qu’il est nécessaire de les stériliser à l’achat et qu’ensuite l’eau chaude et le savon suffisent.

Dans les jours qui vont suivre, nous donnons plusieurs biberons au bébé, soit de lait maternel, soit de préparation lactée.  Je donne le sein de temps en temps mais le saignement revient et la mastite rend la moitié de mes seins rouge tomate. 

Durant ces quelques jours, je pense passer aux biberons à temps plein un nombre incalculable de fois.  C’est grâce aux gentilles personnes qui m’ont aidée par la suite qu’il n’en sera rien.

Dire que la marraine d’allaitement de ma parente, lorsqu’elle a appris que j’avais utilisé un tire-lait, a réagi en s’exclamant : « Oh non, elle n’a pas commencé ça ! »... Non mais ?!

Oh surprise, mes copines se mettent à me raconter leurs difficultés du début de l’allaitement  !!!

Tout à coup, j’en entends de toutes les couleurs. « Je mordais dans une débarbouillette mouillée quand le bébé prenait le sein », « je mordais dans de la glace », « ma petite régurgitait sang et gales ».  Comme quoi ce n’est pas toujours aussi merveilleux que ça en a l’air, hein ?  Même chose pour le baby blues.  Les discours changent depuis que j’en parle ouvertement.  Certaines ont consulté, disent que ce fut bien loin d’une lune de miel le ou les premier(s) mois... Ce qu’on se sent moins seule quand de vrais témoignages nuancés percent le discours unique du bonheur total !

Vive la conseillère en allaitement !

Plus de douleur.  Une méthode qui fonctionne vraiment.  Ça y est ! On ne fait pas « le sandwich » avec le sein au complet mais avec l’auréole seulement; on peut même entrer ses deux doigts dans la bouche pour être sûre que le bébé prenne assez grand.  Pour mieux diriger le bébé vers le sein, y’a rien comme de lui tenir les deux oreilles depuis l’arrière de sa tête.

Mais pourquoi n’y a-t-il pas de conseillère en allaitement à l’hôpital ?  Pas que les infirmières ne soient pas bien intentionnées, seulement ce n’est pas leur spécialité... Merci à Chantal, grâce à qui j’ai retrouvé toute ma motivation à allaiter.  Sans douleur. Avec bonheur.  Mais après un temps d’arrêt pour laisser reposer mes seins, grâce au tire-lait et au biberon, hein !

Quatrième loi transgressée : l’eau !  

C’est la canicule et bébé boit presque sans arrêt. Bien sûr, dans les documents sur l’allaitement, pas question de donner de l’eau au bébé (le début du boire est plus aqueux et désaltère le petit...) Je n’ose donc pas en donner.  Une jeune maman qui parle de ses soirées où elle allaite presque sans arrêt, dans une rencontre « parlons bébé » du CLSC, se fait répondre du tac au tac : « pas d’eau » !  Et pourtant, mon médecin qui m’a suivie pour ma grossesse me le recommande dans ces situations extrêmes où bébé boit sans arrêt, en pleine chaleur.  Même la diététiste du CLSC le recommande – une toute petite quantité d’eau chaque jour, dit-elle !  Alors quoi ?...

... Je n’ai donné d’eau qu’une seule fois à mon bébé.  Mais j’aurais pu en donner une petite once de temps en temps les soirs de canicule. Comme si les femmes ne pouvaient pas faire la différence entre le fait de donner de l’eau au lieu du lait plusieurs fois par jour et des situations exceptionnelles ?! 

Vive l’allaitement mixte ! (et donc le biberon...)  

Peu à peu, donc, l’allaitement se vit sans douleur, et je redécouvre que ce peut être, en effet, une méthode pratique, simple, agréable.  Mais le problème de la fatigue n’est pas résolu pour autant.  Je suis épuisée (entre autres, le petit boit parfois de 17h à 1h presque sans arrêt !  Ouf !)  Et comme mon copain a expérimenté le biberon auprès de notre petit pou pendant la période de douleurs intenses, il m’offre de donner le boire de l’aube.  Ainsi, si le petit demande à boire entre 5h et 8h du matin, il lui donnera le biberon.  Et comme je suis épuisée, pas question de prendre une heure par jour pour tirer mon lait pour ce biberon, puisque l’objectif est que je DORME un peu !  Alors il s’agira de préparation lactée. Je me dis que, un boire sur huit, c’est loin d’être considérable !  Eh bien, je peux dire aujourd’hui que ce fut rien de moins qu’une thérapie.  Lorsque je donnais un boire à 2h, 3h ou 4h du matin, je savais qu’au prochain je resterais au lit pour dormir un bon 4 heures en ligne.  Ma santé (physique et mentale) s’est considérablement améliorée dans les jours qui ont suivi cette décision...  Sans compter que le papa a apprécié ces moments d’intimité en tête à tête avec son petit (bien qu’il y en avait d’autres, bien sûr !)  Nous avons procédé ainsi jusqu’à ce que le petit dorme 6, 7 heures en ligne, et ce de plus en plus souvent, à partir de l’âge de trois mois.  Maintenant, nous n’avons plus à lui donner de biberons (sauf le jour de ma chirurgie où il l’a repris comme si de rien était pour ensuite reprendre mon sein sans problème).

Quand je raconte ce que j’ai vécu, on me fait souvent la remarque suivante (c’est le cas d’une infirmière, entre autres) : « Et vous avez quand même continué ?  La plupart des femmes auraient jeté l’éponge depuis longtemps.  Bravo ! »

***

En serions-nous déjà à l’étape de l’introduction des aliments solides ???

Mon petit aura cinq mois dans deux semaines.  Il boit beaucoup, beaucoup le soir avant de dormir.  On se dit qu’il sera sans doute bientôt prêt pour les céréales.  J’ai commencé à préparer et à congeler de bonnes purées avec les légumes bios que je reçois comme participante au projet d’Agriculture soutenue par la Communauté d’Équiterre.  Alors... qu’attendons-nous pour commencer à introduire les aliments solides ?  D’abord, j’attends que ma convalescence soit finie (quand on se fait opérer au derrière, y’a rien comme d’allaiter couchée !!!). Ensuite, je conscientise peu à peu ce que signifie ce changement puisque l’allaitement est devenu quelque chose de très doux dans ma vie, et que mon petit en profite délicieusement bien !

En un mot : autant les débuts de l’allaitement furent difficiles, aujourd’hui, je n’ai plus envie d’arrêter !  Mais pour en arriver là, on m’a écoutée, comprise, sans essayer de me culpabiliser; et on a cessé de me rebattre les oreilles avec des « il ne faut pas que ».  Sans quoi j’en serais aux biberons à temps plein depuis belle lurette !

Parentitude : Les lubies d’une synesthète qui essaie de faire un bébé

Savez-vous ce qui se passe dans ma tête quand je suis dans une période de ma vie où je souhaite de tout cœur avoir un bébé ?

(Ce qui n’est pas le cas dans l’immédiat, car je viens de faire une fausse couche - le 26 janvier 2008 - et que je compte attendre plusieurs mois, question de me remettre.)

Lubie no 1 (et ses dérivés) : des chiffres et des dates

Dès que j’ai mes règles, je calcule les jours pour savoir quand faire le test de grossesse la prochaine fois mais surtout pour savoir déjà quand j’accoucherais. Parce que la date, tout le monde le sait, c’est ultra important (et non, je me crois pas du tout à l’astrologie, ni à la numérologie) !  

D’abord, pas question d’accoucher en décembre, janvier ou février : nous sommes si sollicités ces 3 mois-là, avec un party de Noël ou un anniversaire tous les 2 jours pendant 90 jours, que je ne vois pas où nous trouverions l’énergie – ou tout simplement une heure de libre ! - pour organiser une fête d’enfant. 

La date, importante ?  Ben quoi, mon fils est né le jour de la Terre (je l’avais prédit pendant toute la grossesse !), le 2e ne pourra tout de même pas naître le jour de la prostate ou des Zones Humides, si ?! J  J’ai découvert l’outil absolument indispensable en la matière : le site des journées mondiales. J’ai déjà mes dates fétiches : le 22 mars (après l’enfant de la Terre, l’enfant de l’eau !), le 1er mai (après le bébé écologiste, le bébé syndicaliste !), le 21 juin (... un enfant du soleil ?)...  Si j’avais accouché fin août 2008 comme prévu, ça aurait été, bien sûr, le 23 août, date de l’abolition de la traite des esclaves, voyons !  Un enfant de la liberté ?  Je le souhaitais !  On est une fille à concepts ou on ne l’est pas !

D’ailleurs, je suis hyper consciente de l’aspect temporel de la grossesse.  Je sais exactement à quelle semaine de sa grossesse est rendue ma collègue, à quel trimestre, ainsi que l’écart exact de l’âge qu’auront ces deux enfants... mieux qu’elle, je crois.  Je la reprends au besoin.  Oups !  

... Plein d’autres chiffres inondent mes pensées.  La moyenne occidentale du nombre de mois d’essais pour qu’il y ait fécondation est de 10 mois.  Une grossesse dure 40 semaines dont 2 où l’on n’est pas enceinte, dans le fond.  Les premières 14 semaines sont risquées.  1 grossesse sur 4 s’arrête au premier trimestre.  L’écart idéal entre deux enfants est de 2. 3. 4. 5. 6 ans (toutes les théories existent sur ce dernier point... et leur contraire !)  Etc. Etc !

Lubie no 2 (et ses dérivés) : des phonèmes et des lettres  

Suis-je vraiment en train de me lancer dans la description des critères pour choisir un prénom, critères que nous ressassons pendant les essais, pendant les grossesses, et entre tout ceci ?  Ayoye !!!

Critère no 1 : pas trop d’occurrences.  En d’autres mots, si je connais deux, voire même un seul enfant qui porte ce prénom... j’hésite.  Ça commence simplement, hein ?

Critère no 2 : tolérance (presque) zéro pour certains phonèmes. Exit les d ou t devant u ou i qui, au Québec, deviennent dz ou ts (ces chères affrications, que je prononce sans honte ni gêne, mais qui m’agressent l’oreille dans un prénom).  Surtout pas de chr ou gr.  Le moins possible de percussives (p, t, k, b, d, g)...  Pas trop de terminaisons en ite ou ine.  Et pourtant, je trouve absolument charmants certains prénoms qui comportent tous les phonèmes que je viens d’énumérer !

Critère no 3 : la symétrie avec les autres prénoms des enfants de la famille.  Disons que Éric et Gwendoline, je trouve que ça jure un peu !

Critère no 4 : pas de prénoms composés.  Parce que.  Ché pas !

Critère no 5 : j’aime bien les prénoms de trois syllabes, pas une, pas moins.  C’est comme ça !

Critères no 6 et no 7 : pas de prénoms inventés ni de prénoms anglophones portés presqu’ exclusivement par des francophones !  (pour démêler ce que je viens de dire... j’adore James, mais Steve, Brandon et Kevin, pas cap’ !)

Critères no 8 et no 9 : préférence pour les vieux prénoms de la francophonie.   

Critère no 10 : j’accorde une certaine importance au sens du prénom ou à un personnage célèbre qui aurait porté celui-ci.

Critère no 11 : je me plie aux diktats culturels. Séraphin et Aurore sont de magnifiques prénoms, mais je ne suis pas sadique, quand même !  (Pour les Français qui liraient ceci, sachez que Séraphin est un personnage détesté – le mot est faible – honni, devrais-je dire, de la littérature, de la télévision et du cinéma québécois car il a laissé crever sa femme par avarice; Aurore a vraiment existé et est morte des sévices abominables infligés par sa belle-mère.  Bref, ce sont des personnages qui ont marqué au fer l’imaginaire collectif des Québécois !)  

***

J’avais déjà prévu, depuis longtemps, vous parler de ces lubies – les miennes, assumons ! - de femme qui essaie de faire un bébé.  Je me disais que j’allais écrire : « encore une fois, je suis fuckée » (pour faire suite à l’intro de la catégorie Causes, toujours! J )

Mais voilà, je vois ces lubies d’un autre jour depuis que j’ai découvert que j’étais synesthète.  Oui, oui ! 

Je ne vais pas décrire en détail ce phénomène, sinon pour dire que nous sommes une minorité (1/200 environ) à associer les sens et/ou les concepts aux sensations, de manière irrépressible, et flagrante. Ainsi certains voient les lettres ou les chiffres en couleur, certains autres goûtent les sons et la musique; moi je vois le temps (voir le point 6 de cette note ainsi que les commentaires qui la suivent) !!!

Le rapport entre ce « don » (je préfère ce terme au « trouble » du Robert 1 !  Pff, quand même !) et mes essais bébé ?...  

Mon obsession des dates et ma conscience aiguë du temps. Ma mémoire phénoménale.  Mon hypersensibilité aux phonèmes et à la graphie des mots.  Je ne peux m’empêcher d’expliquer ceci par cela.  Ça me rassure, peut-être !

De toutes façons, qu’on me traite de négative (ça m’arrive tout le temps), qu’on me dise de relaxer et de cesser de vouloir tout contrôler (avec son corollaire : « tu ne tomberas pas enceinte si tu y penses trop » – haha, faux 2/2), qu’on me regarde avec ahurissement quand j’ose me raconter, tant pis, car moi...  je m’amuse follement !

Parentitude : L’ADQ et les garderies, silence radio

610847813.jpgJe profite du momentum : Lucie vient de publier, le 10 mars 2008, un texte sur les gaga...garderies, et le dernier budget des libéraux du Québec (13 mars 2008) propose de majorer « le crédit d’impôt pour les frais de garde afin de permettre aux familles qui assument le plein tarif des garderies non subventionnées de payer le même prix, au bout du compte, que les parents dont les enfants fréquentent les garderies à 7 $ par jour » (dixit Le Devoir). Et moi, parmi ma liste de 200 textes (au moins) que je souhaite publier ici (!), il y a celui-ci.  C’est le moment ou jamais ! J  

Revenons en arrière.  Avant les dernières élections (printemps 2007), la population québécoise a appris que l’ADQ réclamait « une allocation de 100 $ par semaine pour chaque enfant d’âge préscolaire qui ne fréquente pas un service de garde subventionné » (mot pour mot dans le programme).

Qu’est-ce que vous comprenez de cette formulation, vous ?

Dans les médias et dans mon entourage (la grande majorité de mes amis, mes collègues et ma propre famille), l’interprétation était instantanée : les adéquistes veulent encourager les femmes à rester à la maison avec leurs enfants.

Mais voilà-ti pas que je jase avec un couple d’amis dont un des deux a voté ADQ...  

Je me sens TELLEMENT moins monolithique dans ma compréhension du monde depuis que j’ai découvert que je ne fréquente pas uniquement des gens qui votent du même bord que moi et mes proches (lire : Québec Solidaire ou Parti Québécois) !  C’est vrai quoi, vivre sous une cloche de verre ou dans un ghetto idéologique, c’est un peu comme porter des oeillères, non ?  J’ai beau faire de l’urticaire au contact de bien des idées de droite, mieux vaut se gratter un peu que de faire l’autruche, mmhhh ?  Et puis, chaque  fois, c’est pour moi l’occasion de me lancer un défi.  Je veux comprendre le raisonnement de l’autre et le confronter au mien.  Un bon exercice démocratique entre les deux oreilles !

...pour une raison bien simple : lui a compris  que l’ADQ veut offrir un appui financier aux familles dont les enfants fréquentent les garderies privées.

Je n’ai fait ni de une, ni de deux ; je suis allée sur le site de l’ADQ – c’est la même formule qui revient partout, ne m’apportant pas de précision – puis je leur ai écrit afin de savoir laquelle des deux interprétations était la bonne.

C’est vrai quoi : je trouvais la nuance cruciale.  Imaginez si mon ami avait voté pour qu’on lui reconnaisse l’injustice de payer plus cher un service de garde alors qu’en fait la promesse tentait plutôt d’encourager sa blonde à rester à la maison ?

Et dans le cas contraire : imaginez si les médias et des tonnes de gens avaient mal interprété l’ADQ ?  Sautant trop vite à la conclusion qu’une fois de plus ce que ce parti prônait était « rétrograde » (le mot est beaucoup trop fort, c’est tellement vrai que les mamans à la maison manquent de reconnaissance, mais vous voyez ce que je veux dire)?   

Eh bien, tout ça pour dire que... le parti de l’opposition officielle n’a jamais daigné répondre à mon courriel.  Cela fait près d’un an maintenant.

Moi qui tentais de garder l’esprit ouvert, j’en suis quitte pour un silence radio...