Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Hommages

Intro

Hommages à mon père

Papa Jacques

Jacques par ses amis et collègues Pierre Lefrançois et André Yelle

Notre ami Jacques Gélinas 

Hommages à ma grand-mère Irène

Grand-maman Irène par Carole et Gilles 

Autres hommages

Les héros de notre souk

Voir aussi :

Voyages : Tikal vue par mon père

Mariage : Mes grands-mères... nos bouquetières !

Mariage : Des étiquettes de vin à la Grossminou

Bonheurs : Fête d’anniversaire et préparatifs pour rénos et déménagement : tout un travail d’équipe en famille élargie !

Voyages : 24 heures en folie du Pérou à la Bolivie

Voyages : Delphes, de l’enthousiasme à l’effroi en passant par l’enchantement

Médias : Entendre la voix de feu mon papa à la radio nous parler de la Commune de Paris

23:25 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0)

Hommages : intro

J’aime les gens. Je suis entourée de personnes extraordinaires. Parfois, à la simple pensée que je vais bientôt voir un tel ou une telle, mon cœur se gonfle de joie.  De même, après un repas pris en famille ou entre amis, ou une simple rencontre, j’ai peine à redescendre sur terre, toute heureuse que je suis d’avoir vécu un moment agréable avec des gens. J’ai donc pensé qu’une catégorie où je pourrais rendre hommage à certaines personnes, ce serait bien.

Aussi...

Un événement terrible s’est produit en janvier 2007 : mon papa adoré est décédé.  J’aurais tant à dire sur lui, sur les milliers de souvenirs que je chéris, sur tout ce qu’il m’a apporté, que cette catégorie pourra – ne serait-ce qu’un peu – souligner ô combien il est une personne centrale dans ma vie.  Pour toujours.

22:30 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0)

Hommages : Papa Jacques

Je pourrais écrire des pages et des pages concernant mon papa.  Je ne saurais par où commencer, si ce n’était des premiers textes écrits après son décès par les gens qui l’aimaient.  Je commence donc tout simplement par :

-          le courriel que j’ai écrit le soir-même à mes parents et amis. C’est court mais tellement révélateur de la magnifique relation que nous avions !  

-          le texte que ma mère, Marielle, a lu aux funérailles.  On me le demande souvent.  Le voici...

***

Chers vous,

Je vous écris pour vous annoncer que mon papa Jacques est décédé aujourd’hui, le 3 janvier 2007, d’un cancer.

Depuis une semaine, son état s’était rapidement détérioré.  Je suis restée à son chevet durant les 2 dernières nuits qui furent particulièrement difficiles.

Jacques était un papa extraordinaire : à l’écoute, admiratif, confiant, enthousiaste face à tout ce que j’entreprenais.  Il était aussi un complice fabuleux, des nombreux voyages que nous avons faits tous deux en passant par le chalet que nous partagions à Léry et l’organisation du mariage de Jean-François et moi, sans compter les nombreuses sorties culturelles, les discussions enflammées sur la politique, la culture et tout ce qui nous passionnait. Il fut même mon collègue l’instant d’un hiver lorsqu’il a donné un atelier que j’avais moi-même conçu pour le CLUB 2/3- lui, prof d’histoire et accompagnateur de stages en Amérique latine et en Haïti, lui qui m’avait fait tomber dans la marmite de la solidarité internationale quand j’étais petite !

22d2d10907962a9dbd081b7f273bd061.jpg

Papa, complice... et grand-papa.  Léonard adorait son papi qui le lui rendait bien.  Ils ont passé de nombreux moments ensemble et s’entendaient comme larrons en foire !

Oh, il m’a tant apporté !!!

Je vous salue

Marie, qui adorait son papa

***

Cher Jacques

Maman de Marie et Mamie de notre petit Léonard, je voudrais faire ici l’éloge du grand-papa que tu as été.

Dès sa naissance le contact que tu as eu avec lui t’apaisait toi qui étais si heureux en ce jour de sa venue.

Tu avais déjà appris à prendre soin de lui alors que tu accompagnais Marie à ses visites médicales pendant sa grossesse.

J’ai eu le bonheur de te voir en relation avec Léonard et sais le plaisir que vous aviez à être ensemble.

4ca88ea4aa323fc5c4680759d7235bbe.jpg

Que de couches changées et étendues sur la corde à linge de la rue Waverly !  Que de ballades au parc d’amusement d’Outremont !  Que de câlins, de sourires et de rires !

C’est à toi qu’il a fait ses premiers « beaux yeux » plissés de bébé.  Je lui disais « Fais des beaux yeux à ton papi ».  Son papi...

Il te comparaît à Gilles Vigneault.  Il riait en te voyant avec tes sourcils en broussailles et tes cheveux aux quatre vents.

Je promets que Léonard saura qui tu as été.  Je ferai partie de ceux qui lui parleront de toi comme a su le faire ta mère au sujet de ton père Jean.  Je voudrais retrouver chez Léonard ta passion pour la vie, ta curiosité, ta connaissance des peuples de la Terre , ton sens communautaire, ton amour du Québec, ton goût des voyages à la découverte des humains et de leurs traditions, ton souci pour notre planète, ton élan pour te lancer des défis. 

Espérant que toutes les personnes de cette assemblée sachent transmettre des valeurs que tu défendais pour notre petit-fils et tous les enfants de la Terre.

Au nom de Marie, de Jean-François, de Léonard et de moi-même, bon voyage Jacques.

22:40 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (1)

Hommages : Jacques par ses amis et collègues Pierre Lefrançois et André Yelle

(Mon papa a enseigné l'histoire pendant plus de 30 ans au Cégep Saint-Laurent.  Il était très attaché à ce cégep, s'y est beaucoup impliqué et, bien sûr, s'y est fait de grands amis.  Pierre Lefrançois a écrit un texte dans le journal du cégep en janvier 2007, peu après son décès. André Yelle a écrit un texte pour témoigner lors des funérailles de Jacques. Merci Pierre et André pour ces magnifiques témoignages.) 

 39b8903a2ad69343b6965c990d7e809e.jpg

Texte de Pierre Lefrançois

Tout s’est précipité si rapidement pour Jacques. Il nous a quittés bien avant le temps escompté. J’en suis encore tout bouleversé. J’ai peine à croire que ce soit vrai, même s’il m’avait confié, il y a quelques mois de cela, qu’il était atteint de cette maladie maudite : le cancer. Ainsi, que de fois je me suis préparé mentalement à ce pénible moment : celui de son départ. Mais peut-on vraiment se préparer à la perte d’un ami? Laissez-moi me rappeler, il y a près de trente-cinq ans de cela, le moment où nous nous sommes rencontrés pour la première fois. Nous avons fait connaissance à l’automne 1972, sur un piquet de grève (eh oui!) devant le cégep. Au gel des salaires, nous avions opposé un gel des cours. C’est dans ce contexte de solidarité que s’est amorcée notre amitié. Au fil des ans, j’ai appris à le connaître et à reconnaître ses qualités.

Jacques aura été pour moi à la fois une fenêtre sur le monde et une ouverture à mon patrimoine. D’une part, les descriptions détaillées et vivantes de ses nombreux voyages m’auront sensibilisé aux us et coutumes et à la culture d’autres peuples. D’autre part, ses exposés enflammés sur notre architecture, nos paysages et notre histoire liée aux espaces urbains et ruraux m’auront permis de mieux apprécier l’héritage laissé par nos ancêtres. Du reste, notre dernière marche dans Villeray, après un dîner pris au restaurant, m’aura confirmé qu’il demeurait, malgré la maladie qui l’assaillait, l’amant de son quartier. 

Jacques aura été pour moi un être engagé et fidèle à son collège. Il y avait fait son cours classique, en plus d’y travailler sa vie durant. En de nombreuses circonstances, il se dévouera pour le représenter, notamment dans le cadre du programme SENS, dont il a été le cofondateur. D’ailleurs, ce sera la dernière tâche dont il s’acquittera, même s’il avait pris sa retraite : organiser les retrouvailles de tous les participants de SENS pour souligner le 20e anniversaire de ce programme.

Jacques aura été pour moi un syndicaliste engagé auprès des membres de notre association. Démocrate? Bien sûr qu’il l’était! Il favorisait la participation sous tous ses aspects. Il était particulièrement attentif aux conditions difficiles que devaient subir les plus jeunes quant à leur permanence. Je me souviens plus particulièrement d’un cinq à sept qu’il avait organisé pour traiter du sujet. Il me répétait souvent qu’il fallait céder notre place à des plus jeunes que nous. Ce à quoi je rétorquais qu’il ne fallait pas ignorer le droit au travail des aînés. D’infimes différends nous opposaient à l’occasion.

Jacques aura été pour moi un contemplatif. Il était constamment à la recherche d’un havre de paix où il pouvait laisser errer son regard sur la beauté d’une nature non dégradée. Léry, où je suis allé l’automne passé, aura été son dernier p’tit coin de paradis. Je pense qu’il aurait aimé s’y établir… En voyage, il recherchait les endroits exclusifs. Je me souviens de sa visite lors de l’un de nos séjours estivaux à Port-au-Persil : que d’heures passées à regarder le fleuve, à sentir le vent du large et écouter le son que faisaient les oiseaux et les vagues! Quelles belles impressions!

Jacques aura été pour moi un modèle de tendresse et de sensibilité. Il avait cette capacité de se détacher des difficultés qu’il vivait et des émotions que celles-ci suscitaient pour se rendre disponible à l’écoute de mes inconforts existentiels. J’ai ce souvenir de lui à l'hôpital, la veille de sa mort, où, malgré sa souffrance, il s'abandonne les yeux mi-clos dans les bras de Marie, sa fille. Que de beauté et de tendresse dans ce geste. J'en frissonne et j’en pleure encore.

J’aimerais dire à tous ses amis que je partage leur chagrin.

Je remercie André Yelle qui, lors de ses funérailles, m'a remplacé au pied levé, pour lui rendre un vibrant hommage. J'étais devenu aphone durant la nuit.

J'adresse à Fabienne Vézina un hymne de gratitude pour l'accompagnement qu'elle lui a offert durant ce passage. Je tiens à la remercier pour nos rencontres complices où je me sentais moins seul et mieux équipé pour continuer à cheminer avec notre ami.

J'aimerais terminer avec un poème de Gaston Miron qui exprime le climat et le contenu de nos dernières rencontres. C’est un baume pour apaiser la douleur que j'éprouve.

J’ai fait de plus loin que moi un voyage abracadabrant

il y a longtemps que je ne m’étais pas revu

me voici en moi comme un homme dans une maison

qui s’est faite en son absence

je te salue, silence

je ne suis pas revenu pour revenir

je suis arrivé à ce qui commence

Pour Emmanuelle

Dans l’homme rapaillé

Il y a, derrière ce choix, des secrets inexpliqués qui m’enveloppent d’un voile d’espoir…

Adieu Jacques!

 

Texte de André Yelle

 

J’ai connu Jacques à quatre titres : comme professeur, comme collègue,

 comme père de famille et comme ami. Comme professeur, il fut exemplaire.

 

Ceux qui l’ont connu savent que Jacques avait des talents de conteur

extraordinaires. Une banale histoire s’animait lorsqu’elle était racontée

par lui.

 

En 1983, j’ai eu le plaisir de suivre son cours préféré : Histoire de la

décolonisation et du Tiers Monde. C’est lui qui m’a donné le goût

d’enseigner, car sa passion était communicative. Quelques années plus

tard, l’expérience se répéta lorsque Pierre Chapdelaine suivit la même

route que moi. En 1991, j’ai commencé ma carrière de professeur et j’ai eu

la chance de l’avoir comme collègue. J’ai découvert un homme toujours

aussi passionné qui se donnait entièrement à la cause qu’il défendait.

Jacques avait le Collège Saint-Laurent dans le sang. Il a passé plus de 40

dans en ce lieu. Il y fit son cours classique et revint après quelques années

d’université comme professeur et y demeura pendant plus de 33 ans. Il

avait le sens des valeurs et des responsabilités. Il fut un des co-fondateurs

de l’option SENS en 1987. Il demeura fidèle à SENS pendant près de 20

ans. Il faut aussi mentionné son implication syndicale qui fut très

significative à la fin de sa carrière.

 

En 1993, Marie, la fille de Jacques, rentre en Sciences humaines au Cégep

Saint-Laurent. Elle voulut suivre les traces de son père et faire l’option

SENS. Jacques devait lui enseigner et il était très fébrile à cette idée.

Malheureusement, un malaise cardiaque l’empêcha de commencer la

session. C’est moi qui ai pris sa charge d’enseignement, c’est donc moi qui

ai enseigné à Marie. Jacques était de nature inquiète et il me téléphona à

quelques reprises afin de savoir si toute allait bien pour elle!

 

Finalement, j’ai connu Jacques comme ami, principalement lorsque j’ai fait

à mon tour partie de l’équipe de professeurs de l’option SENS. Je l’ai

côtoyé quotidiennement et j’ai appris à mieux le connaître. Mon stage au

Guatemala avec lui, en 2002, demeurera quelque chose d’unique pour moi.

Si je parle au nom de mes collègues, je pense que je ne me trompe pas en

disant que ce qu’on retient de Jacques est sa passion, son sens des valeurs,

son implication acharnée dans ses projets et son sens des responsabilités.

 

Salut Jacques!

 

André Yelle

 

 

 

 

 

23:20 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (2)

Hommages : Notre ami Jacques Gélinas

Plusieurs amis de mon papa ont écrit, l’hiver dernier, un texte à 14 mains pour lui rendre hommage.  Ils souhaitaient un hommage public et ont donc envoyé le texte au Devoir, journal que ma grand-mère, mon père et moi-même lisons depuis si longtemps.  Le Devoir ne l’a pas publié, mais je suis heureuse de pouvoir au moins le diffuser ici !  Cela me touche de les imaginer rédigeant ce texte à distance – l’une des auteurs étant même au Viêt Nam à ce moment-là !  Merci à vous toutes et tous !

Notre ami Jacques Gélinas (1944-2007)  

Nous, amis, collègues et ancienne élève, avons connu Jacques dans différentes sphères de sa vie. Il nous semble important de lui rendre cet hommage public, parce que c’est un être exceptionnel que notre société vient de perdre, et parce que certaines de ses convictions et de ses réalisations valent qu’on s’en souvienne.

          Pédagogue remarquable, son dévouement et sa générosité pour ses étudiants ainsi que le souci de transmettre non seulement des informations factuelles mais aussi des valeurs fondamentales ont enrichi et donné un sens à sa longue carrière de professeur d’histoire au cégep de Saint-Laurent où lui-même avait fait ses études quand l’institution était un collège classique.

          Jacques était un humaniste au sens plein du terme, comme on en trouve trop rarement. Son indignation devant toutes les formes d’injustice, de misère et d’oppression a orienté sa carrière et présidé à ses réalisations. Avec quelques collègues du cégep, il a fait oeuvre de pionnier quand il mis sur pied le programme SENS (Sensibilisation aux Échanges Nord-Sud), auquel il a participé activement durant plus de 25 ans. Par des cours appropriés (histoire, économie, sciences politiques, espagnol…) et des stages de coopération, il a contribué à sensibiliser des centaines d’élèves aux réalités de certains pays d’Amérique du Sud. À l’époque, ce genre d’ouverture au monde, maintenant activité régulière dans plusieurs écoles et cégeps du Québec et d’ailleurs, était une nouveauté.

          Indifférent à la fortune et à la célébrité, Jacques était d’abord un amoureux de la vie, des voyages, du Québec, des beaux textes, et de la chanson française. Foncièrement bon, il était toujours prêt à établir des relations de confiance et voyait le meilleur en chacun. Cette disposition positive lui faisait toujours voir le bon côté des choses de la vie mais ne l’empêchait pas d’être lucide et de prendre position quand des valeurs, à ses yeux importantes, étaient en jeu.

          Jacques est parti prématurément, à 62 ans. Il nous laisse l’impérieuse nécessité de nous entraider, de nous connaître mieux les uns les autres, de poser des gestes concrets, utiles à la communauté humaine. Nous nous sentons heureux et privilégiés de l’avoir côtoyé. Il nous semble que la meilleure façon de lui rendre hommage et de perpétuer sa présence parmi nous est d’appliquer dans nos vies de tous les jours ses attitudes d’ouverture, de fidélité, d’attention aux autres et de souci du mieux-être collectif.

Au-delà de notre peine, merci Jacques.

Nicole Décarie

François Filiatrault

Robert Giroux

Andréanne Latreille

Pierre Lefrançois

Francine Moreau

Monique Picard

23:10 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0)

Hommages : Grand-maman Irène par Carole et Gilles

8303f913f29f7d30b5b63802d263d48e.jpgMa grand-mère Irène a eu 6 enfants, 13 petits-enfants et 19 arrière-petits- enfants !  Je voudrai aussi écrire un hommage personnel à grand-maman, mais pour aujourd’hui, voici les textes lus par sa cadette Carole et son aîné Gilles.  L’âme d’Irène y est toute vivante et inspirante. xxx

Texte de Carole

 

Maman,

Juste un petit mot pour te dire combien tu vas nous manquer à tous… Nous nous souviendrons toujours de ta vitalité et de la force physique que tu as démontrée tout au long de ta vie. Tu nous disais souvent : « Le travail, ça fait pas mourir »  et tu en as été la preuve. Avec tes six enfants et tes pensionnaires, tu trouvais quand même le temps de coudre, de tenir la maison comme un sous neuf et de nous faire réciter nos leçons. Il faut aussi ajouter tes nombreux réveillons de Noël où tu recevais la famille des deux côtés. Quels beaux souvenirs pour nous !

Ensuite, notre famille s’est agrandie avec ce que l’on connaît aujourd’hui, tes treize petits-enfants et tes dix-neuf arrières-petits-enfants. Nous avons eu d’innombrables réunions de famille pour diverses occasions.

Après la mort de papa, tu as su profiter de la vie. Tu aurais pu déprimer et te laisser aller, mais au lieu de ça, tu as participé à tout ce que l’Âge d’Or pouvait organiser, tellement que nous, tes enfants, avions de la difficulté à te rejoindre et à te parler… Mais, c’était bien ainsi. Tu pouvais enfin t’amuser et te détendre.

Nous aurions bien voulu que tu puisses mourir dans ta maison comme tu le souhaitais, mais la vie en a décidé autrement. Nous étions bien tristes de te voir quitter ton foyer mais encore là, tu as su nous surprendre. Tu t’es bien adaptée à ton nouveau chez-toi. Comme tu aimais les gens, tu t’es vite fait amie avec les autres résidentes.

Aujourd’hui, c’est le temps pour toi d’aller rejoindre le seul homme de ta vie : papa… Nous sommes persuadés qu’il t’attendait et qu’il est auprès de toi… Il t’aimait tellement.  

Nous remercions la vie d’avoir pu te garder aussi longtemps ce qui nous a permis de te connaître mieux et de manière différente. Nous, tes enfants, tes petits-enfants et tes arrières-petits-enfants, pouvons juste souhaiter que tu nous aies transmis cet héritage génétique et une belle leçon de vie…

Il a fallu que, dans tes derniers jours, tu  vives encore dans la souffrance de ton corps physique, mais nous avons réussi à apaiser tes douleurs pour ta dernière journée de vie… Ces dernières heures passées auprès de toi ont été difficiles et apaisantes à la fois, mais tu as été entourée, à tour de rôle, de tes enfants et certains de tes petits-enfants comme nous l’avions fait plusieurs fois auparavant pour d’autres circonstances. Tu as su créer cet attachement si fort qu’est la famille. J’espère que nous avons pu t’aider à traverser ce passage de la vie à la mort…  

Maintenant, ton supplice est terminé et tu peux reposer en paix avec tous ceux que tu aimais et qui, sans aucun doute, t’ont accueillie à bras ouverts…

Au revoir, ma belle maman d’amour…

Texte de Gilles

Salut maman,

Tu m’as fait traverser l’Atlantique pour venir te voir, mais tu t’es envolée la première…

Première… c’était un peu beaucoup toi ça, première. Deuxième, ça n’existait pas.

Tu étais très exigeante pour toi-même… et souvent aussi pour les autres …

Tu te souviens maman, de ce que tu m’as avoué dernièrement :

« Mon seul petit défaut, c’est d’être un tout petit peu orgueilleuse… mais ce n’est pas de ma faute, c’est ma mère qui nous a élevés comme ça ».

Quand on a connu le superbe Rodrigue, le fougueux Gérard, les fières Idola et Fabiola et les autres sans compter le superbe-fougueux-fier Lucien ! On comprend que le message s’est bien rendu.

Tu étais aussi volontaire, fonceuse, tenace …

Quand une Durocher a une idée en tête…

Tu te souviens, maman, du bon Docteur qui essayait, depuis plusieurs fois, de te convaincre de ne plus, à 89 ans, monter dans ton escabeau …

« Je vais y penser, docteur » que tu lui as répondu. « Je vais y penser »

« Mais, madame Irène, vous avez vraiment une tête de c…. »

« De Durocher, docteur, de Durocher ».

Tu étais aussi festive, joyeuse, une vraie fille de « party ». Qui se souvient qu’avant ton mariage,  tu avais été virée de ton appartement avec Lucienne pour cause de bruit !!! Trop de rigodons, trop de chansons à répondre …

Et quand, à la moindre occasion, tu montais sur la table avec la jupe trop courte de la vieille Giroux !!!  

Maintenant tout ça c’est du passé.

Maintenant c’est la tranquillité. La paix, la sainte paix que tu as tant méritée.

Finis les peurs, finies les  douleurs, finis les doutes.

La sérénité éternelle…

Et si le paradis existe,  (excusez-moi monsieur le curé)

Mais si le paradis existe, je sais dans quelle section le Bon Dieu t’a placée, la section des grands centres d’achats prêts pour la Noël …

Comme tu dois être heureuse …

Et quand, dans ton grand centre d’achat, tu auras trouvé ton Aldéric, notre Aldéric, fais-lui la bise pour nous.

On trouve que, lui aussi, il  nous a quitté trop vite….

Merci maman … À une prochaine…

23:00 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0)

Hommage : Les héros de notre souk

Ce billet est dédié à nos héros Claude, Laurence, Nadine, Philippe, Gilles, et à mes héros personnels, Jef et Marielle

 

J'HAÏS déménager. Imaginez quand il s’agit de déménager un souk dans un autre ???!!! 

 

Eh oui, notre appartement était rendu un souk (voir des allusions ici, ici et ici) et ce, malgré sa spacieuseté (ou à cause d’elle ?), entre autres à cause de ma façon bien à moi de « ranger » les choses - sur laquelle j’aurai peut-être l’occasion de revenir - mais aussi à cause de nos vies tumultueuses et de moult biens de mon père que je préférais entreposer chez moi. Le problème, ce n'est pas ce souk-là, en fait; c'est que nous nous préparions à emménager dans un duplex dont la cave abritait l'énième souk de ma vie, voire… ma toute première médina !

 

Déjà que trier tous mes trucs en prévision du déménagement m'apparaissait équivalent au classement de toute la paperasse de la Maison des Fous d'Astérix (des laisser-passer A38 déclinés par étage, départements et services.. hmm ?), quand nous envisagions la cave de notre maison future, notre découragement aurait fait rougir un Hercule courageux aux portes des écuries d'Augias.  Pourtant, fallait faire quelque chose !  Nous n'étions quand même pas pour saupoudrer notre souk au-dessus de la médina !

 

À quelques semaines du déménagement donc, nous avons osé. Osé écrire un courriel à une centaine de contacts pour les implorer de nous donner un coup de main un samedi de septembre.  Cela peut sembler effronté, mais pour nous, le raisonnement était simple : nous n'allions PAS demander d'aide NI pour la peinture, NI le jour du déménagement, NI avant (heureusement : après 5 voyages de boîtes effectués par Jef en voiture, les 3 déménageurs professionnels ont pris 6 heures pour effectuer le travail "restant" et ce, sur une distance de moins de 4 kilomètres entre l'appartement et la maison !!! Ça, nous ne l'aurions PAS demandé à nos amis !!!).  Nous serions effrontés une seule fois et c'était celle-là, parce que vraiment, à deux, nous n'y serions pas arrivés !

 

Un billet serait nécessaire pour souligner l'extraordinaire implication de notre ami David dans le design et le montage de notre super cuisine et du magnifique coup de main de nos amis Éric L. et Gilles.  Ça, c'est une autre histoire ! J

 

Je cherche encore les mots pour remercier avec assez de chaleur mon super oncle équitable, Claude; ma super cousine artiste, Laurence; ma super comparse de chorale et son super amoureux, Nadine et Philippe; notre plus meilleur ami, Gilles.  Et mon amoureux lui-même, Jef de son prénom J.  Ils se sont donnés dans la poussière et la scrap comme je n'aurais même pas osé l'imaginer !  Un merci tout spécial à ma maman aussi – elle s'est occupée de notre Léonard cette journée-là et a bien fait de venir nous joindre à l'heure du dîner, question d'aller manger du St-Hubert au parc juste en face (ben oui, c'était la moindre des choses de ma part d'avoir préparé du melon bio, des muffins et des boissons chaudes pour l'accueil et la collation, puis d'offrir dîner et souper ! QUAND MÊME !)

 

Ménage du souk à Marie et Jef 134.jpgIls ont travaillé de 9h à 19h, si mes souvenirs sont exacts. 1) D'abord, tenter de vider toute la cave (et s'apercevoir à mi-chemin que la cour était déjà, littéralement, pleine); 2) Trier le contenu de la cour en catégories : scrap à aller porter à l'éco-centre (une douzaines de portes – nous en avons gardé une douzaine d'autres, cherchez l'erreur; des tonnes de morceaux de plâtre, bois, PVC, laissés en tas depuis combien d'années par des propriétaires précédents ???); recyclage; bricoles à laisser dans la ruelle (telles qu'un poêle en fonte et ses rouleaux ressemblant à des outils de torture !, des candélabres maganés, des meubles en mélamine dans un état plus ou moins lamentables); matériel de jardinage, boîtes de livres… 3) Passer l'aspirateur industriel dans la section maintenant vide de la cave, en portant un masque svp, la poussière sortant de la maison comme si celle-ci s'était convertie en machine à vapeur sèche et étouffante; 4) Rentrer les items à conserver et les disposer intelligemment; 5) Continuer de vider la cave et d'en trier le contenu dans la cour; 6) Passer, repasser et repasser l'aspirateur industriel, y compris au rez-de-chaussée, car un des aspirateurs dont nous disposions aurait pu être rebaptisé un diffuseur de particules; 7) Rentrer le reste des items et tenter aussi de les disposer intelligemment !

 

Oui, en effet… OUF !

 

Ménage du souk à Marie et Jef 139.jpgBref, l'aide apportée par nos amis nous a rendu un TRÈS FIER service. Nous avons le soulagement de savoir que nous ne vivons pas au-dessus d'un nik à feu, et ça, c'est inestimable !

 

Le lendemain du déménagement, l'espace au pied des escaliers était de nouveau bloqué par un amoncellement de boîtes et de sacs, mais mon amoureux a de nouveau rationnalisé l'espace... temps !

 

Re-OUF !

 

C'est pour cela que je veux ajouter une mention spéciale pour Jef et Marielle.  Tous deux ont abattu de la besogne comme c'est pas possible avant, pendant et après le déménagement : nettoyer toute la maison après la fin des chantiers, visser un porte-serviette par-ci, une étagère par là, poser un rideau par ici, des luminaires par là, des structures de rangement dans les garde-robe en haut et en bas, et, et… j'en perds des bouts !

 

Donc, MERCI encore à vous tous !!!  Le plus beau là-dedans, c'est le plaisir que j'ai eu à vivre cela à vos côtés ! Ceux et celles qui me lisent ne doivent pas y croire, mais dans mon souvenir, au super resto le soir venu, nous étions tout heureux !

 

Il ne me reste plus qu'à prier de ne pas avoir à revivre pareil cataclysme avant des années, voire plus jamais ! 

22:55 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (1)