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Causes : Procrastination ou persévérance ?

Sans vouloir entrer dans les détails, disons que je suis, comme tous les êtres humains d’ailleurs, assez paradoxale.  D’un côté, j’aime les choses bien faites, je suis d’ailleurs capable de mener à bien (et même plus) de grands projets (notre mariage, nos voyages…).  D’un autre côté j’ai peu d’énergie et une santé fragile, ce qui fait que je laisse aller, au quotidien, certaines tâches (gérer les vêtement selon les saisons, la paperasse), jusqu’à ce que j’aie un congé, une soudaine bouffée d’énergie, et que j’abatte une besogne qui aurait été moins lourde si je l’avais traitée au fur et à mesure.  Eh oui.  Je travaille fort là-dessus !

Quant à ces choses bien faites, il y a entre autres les faire-part de naissances et autres envois postaux que je tiens à faire à la main : découper les messages à l’exacto, coller de vraies photos une à une sur des cartons, etc.  Pour les cartes de remerciement après le décès de mon père, je n’ai pas procédé différemment.  Au début, nous avons tout fait ensemble, ma grand-mère et moi. Liste exhaustive à partir du registre du salon, des cartes envoyées par les organismes ayant reçu des dons, des cartes de sympathies, etc.; choix d’une photo, écriture en duo d’un texte personnalisé, achat des cartons, collage, collage, collage…

Nous avons travaillé fort toutes les deux en juin et juillet, les 2 seuls mois où j’étais vraiment en bonne santé en 2007, lorsque ma vie familiale me le permettait aussi (juste l'aller-retour chez elle dans le nord de la ville en transport en commun, c'est 2 heures...).  Nous en avons envoyé des cartes, peut-être une centaine !  Puis la liste a grandement diminué et les noms qui sont restés n’étaient connus que de mon oncle, de ma grand-mère ou même d’aucun de nous 3.  Je leur ai demandé de me chercher le plus d’adresses possibles (je vous en conjure, écrivez nom et adresse bien lisiblement dans le registre le jour où vous irez au salon funéraire), j’ai fait des recherches sur Internet.  Puis, quand mon oncle et ma grand-mère ont trouvé certaines des adresses, j’étais retournée au boulot, c’était l’automne, et j’ai combattu infection après infection.  Entre le boulot, la famille et les bobos, je n’ai pas trouvé de temps ou d’énergie pour rouvrir mon dossier « cartes » pour faire un gros ménage dans les listes et recommencer à écrire les adresses, coller la photo, coller les timbres…

Récemment, des personnes de mon entourage m’ont fait des remarques comme quoi « c’était long » mon affaire, comme quoi j’avais peut-être des problèmes d’organisation, de planification.

Est-ce de la procrastination si j’ai enfin abattu une grosse partie de la besogne hier soir, le 1er janvier 2008 (36 cartes envoyées aujourd’hui, bravo !) ?

Les 4 mois qui séparent la dernière fois où j’avais travaillé fort sur ces cartes – en août – et maintenant – les ai-je passés à foirer sur mon divan à écouter la tivi ?

Poser la question, c’est y répondre.  Tout en étant malade, j’ai couru comme une poule sans tête cet automne.  Boulot.  Famille. Gestion des autres dossiers relatifs à la succession, à l’appartement.  Décès de ma grand-mère maternelle.

Alors je me réponds moi-même : ce n’est pas de la procrastination, c’est de la persévérance.  D’autres auraient jeté les photos et les cartons aux poubelles : « c’est trop tard, ce sont des personnes moins proches, elles n’avaient qu’à laisser leur adresse, basta… »

Ben non.  Je persévère.  Et je suis fière de moi, toute paradoxale que je suis, même si je sais que je pourrais être plus organisée dans ma paperasse et mes bordels dans la maison.  Dans le cas des cartes pour mon papa, j’ai voulu et je veux toujours faire les choses de mon mieux.  C’est tout !