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Mariage : Les belles histoires des cadeaux syrio-guatémaltèques offerts à nos invités

Monedero.jpgDepuis que je rêve de ce blogue, avant même de le créer, je me disais qu’un jour j’y raconterais les histoires des cadeaux que nous avons offerts à chacun de nos invités lors de notre mariage.

LES histoireS ? Oui, car c’est triplement un beau prétexte pour raconter deux belles anecdotes de voyage et une belle anecdote sur mon papa !

Guatémala !

Hiver-printemps-été 2002. Nous préparons notre mariage qui aura lieu le 31 août. Nous découvrons peu à peu que chaque décision nous permet d’être un peu plus nous-mêmes dans le processus – nous revisitons à notre manière les Grands Principes de l’Étiquette du Mariage dont Nous Voulons Rien Savoir (des bouquetières ? OK, ce seront mes grands-mères ! De la musique ? En autant que les mariés chantent aussi ! Des prières universelles ? Ok, en 5 langues svp ! – etc.)

Pour le petit cadeau à remettre à chaque convive, l’idée nous vient d’offrir un item artisanal provenant d’un pays que nous aurions visité par le passé. Puis, comme je m’apprête à un petit séjour au Guatémala avec mon père en mars 2002 pour préparer un stage du cégep, on se dit que ce sera l’occasion d’y magasiner des trucs dans les marchés mayas, de les rapporter à la maison, d’en choisir un, puis de passer la commande à mon père, qui y retourne en mai-juin pour le stage lui-même !

Parmi ce que j’ai rapporté, bien des babioles ornent aujourd’hui notre arbre de Noël récup-exotique. Un porte-clés qui fait aussi petit porte-monnaie, brodé de couleurs chaudes, attire notre attention. C’est décidé ! Mission pour papa : en rapporter 182 !!! Ben quoi, il y a 182 places assises dans la cafétéria du camp et les invitations ne sont pas encore faites, alors autant mettre toutes les chances de notre côté !

Guatémala - Honduras !

Un jour de juin, mon père me téléphone. Il est à Panajachel, au bord du lac Atitlán, au pied de majestueux volcans – BREF. Il vient de découvrir des « monederos » comme ils sont appelés là-bas, légèrement plus grands que celui que j’avais rapporté, et ronds plutôt que carré. Il y en a des bleutés, des verts, des rouges... Je lui demande de les trier ( !) pour voir s’il n’y en aurait pas 182 dans les teintes orangées ?!

Il me rappelle en après-midi : après s’être installé dans l’arrière-boutique pour trier par couleurs des sacs pleins, il a fait une pile d’orangés. En tout et partout, il y en a... 182 ! Pas un de plus, pas un de moins ! C’est un signe !!!

Nous décidons donc qu’il achètera les 182 monederos et qu’il les traînera durant la fin du stage et durant un court séjour hondurien sur une petite île de la mer des Caraîbes. Nos cadeaux, ils ont pas mal voyagé avant de se retrouver sur les tables de la salle à manger de Minogami !!!

De retour à Montréal, mon père vient me montrer les fruits de sa cueillette de monederos. On verse les 182 sur la table. On place dessus les enveloppes de couleurs orange et bleu sombre que nous venons d’acheter chez Omer De Serres et qui serviront pour l’envoi des faire-part : les couleurs s’harmonisent parfaitement ! Ça y est, c’est décidé, notre mariage sera bleu foncé et orange !

Alep – Montréal !

C’est bien beau, un monedero, mais ne serait-il pas plus aimable d’y glisser un petit quelque chose ? Du chocolat équitable ? Hmm, et s’il fondait... L’idée d’une petite douceur sucrée n’est pas pour nous déplaire... Vous avez dit douceur sucrée ? Et si ???

Retour en arrière. (Vous me suivez ?!)

Juillet 2001, nous visitons la Syrie. Après un repas divin dégusté dans le quartier arménien d’Alep en compagnie de deux Français sympathiques (une constante dans nos voyages J), je tiens mordicus à goûter aux pâtisseries que recommande avec gourmandise mon Guide du Routard. Dans un dédale de ruelles sombres (hihi je me prends pour Alexandre Dumas ou quoi), nous apercevons la dite pâtisserie. La porte est close. Quelle déception ! Nous entendons alors une vois d’ado dire, dans un accent légèrement québécois : « elle est fermée, la pâtisserie » ! Quoi, un ange québécois venu nous sauver ??? Nous levons la tête pour distinguer dans le noir toute une famille qui profite de la fraîcheur ( !) du soir – de la nuit ! - sur un balcon. La jeune fille nous raconte qu’elle habite Dollard-des-Ormeaux (nous découvrirons qu’elle va dans une école secondaire de la même Commission scolaire que là où j’enseigne alors !) mais est venue passer l’été chez sa tante. Discussion en arabe. Puis la bonne nouvelle : « Ma tante me dit qu’il y a une autre pâtisserie qui n’est pas fermée, là-bas ! » Toute la famille descend dans la rue et nous escorte jusqu’à la caverne d’Ali baba des pâtisseries syriennes – Azrak !

Nous y goûtons des bâtonnets de pâte d’amande fourrés aux pistaches : DÉLIRANTS ! J’en achète un kilo, eh ! Le gentil monsieur nous raconte alors qu’il a des oncles qui tiennent une boutique identique à Paris, New York, et... MONTRÉAL ! Ça ne tombe pas dans l’oreille d’une sourde ! Il explique que celle de Montréal se trouve près du boulevard Bois-de-Boulogne. Les Français, étonnés : « Quoi, vous avez un Bois-de-Boulogne, vous aussi ?! » Euh... ce n’est pas exactement le même truc...

Fin août 2001, je reviens d’une vente aux esclaves – oups, excusez, d’une assemblée de placement de professeurs de la Commission scolaire – avec une amie, en voiture. Elle a des courses à faire près du boul. de l’Acadie et du boulevard Gouin. Je l’accompagne. Tout à coup, je clique. Plutôt, je flaire la bonne pâtisserie ! Hop, on trouve la petite rue Viel, on rencontre le gentil oncle du monsieur d’Alep, j‘achète un kilo de ces petits bâtonnets de... hmm... bref, quel bonheur cette histoire de chaîne de boutiques familiales !!!

Quand vient le temps de trouver une petite surprise sucrée dans le monedero, les délices de pâtes d’amande à la pistache s’imposent. On en commande une quantité suffisante pour en glisser deux par monedero par invité – seulement ils seront plus petits pour pouvoir fermer chaque pochette. Notre cadeau de mariage est trouvé !

Plus tard, nous profiterons de ces cadeaux pour en faire des marque places, que Jef calligraphiera de sa main habile (tout comme il l’aura fait pour adresser chaque enveloppe de faire-part et chaque enveloppe retour !) J’avais photographié celui de mon père mais ne retrouve plus la photo, ni le monedero, alors ici c’est le mien que vous pouvez admirer ! :)

C’est toujours chouette, depuis le 31 août 2002, d’arriver chez des gens et de voir trôner un de ces monedero sur un comptoir, une assiette où l’on dépose les clés... Certains utilisent le monedero pour y glisser quelques pièces de monnaie en prévision du prochain café... Nos cadeaux continuent de voyager ! :)

N.B. Vous souhaitez goûter ? La succursale montréalaise, c’est ici !