Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Voyages : Tourisme responsable au Viêt Nam

23896adee1084b69dd049cb999d16e4f.jpg

Passionnée par les questions de consommation responsable, de commerce équitable et de solidarité internationale, la globetrotter que je suis s’est rapidement intéressée au tourisme responsable (ou, selon les cas, à l’écotourisme, aux tourismes humanitaire, communautaire, équitable, social, éthique,... Bref, j’ai trouvé toutes les déclinaisons possibles, et ce foisonnement de réflexions, d’initiatives et de chartes du voyageur me réjouit, car le tourisme représente la première industrie mondiale et le théâtre de rencontres Nord-Sud souvent inconscientes et aux conséquences parfois dramatiques - mais avec un potentiel de solidarités exceptionnel !) Mes observations, réflexions, idées de gestes à poser, ont déferlé au fil des voyages.  Au Viêt Nam, une situation nous a permis de changer notre façon de fonctionner. Et nous ne l’avons pas regretté !!!

À partir de Ha Noi, une petite excursion d’une journée est très prisée des touristes : la Pagode parfumée.  Une heure de bus pour quitter la ville, une heure de bateau à travers les rizières du Delta du Fleuve Rouge, une randonnée dans les montagnes, et l’on atteint ensuite des temples bouddhistes dans des grottes et à flanc de montagnes. 

Devinez ?  C’est ma-gni-fi-que !  Le Viêt Nam de nos rêves !

Comment s’y prendre pour gérer tous ces transports ?  Rien de plus simple : à Ha Noi, les petites agences de voyages pullulent, et toutes organisent des excursions pour tout.  Demi-journée, deux jours, un mois, de la visite d’un site à la tournée du pays, on peut tout faire à partir du quartier des routards.  Achat de billets de trains, réservations de dodos. C’est bien simple, les autobus pour touristes sont moins chers que ceux des locaux et ils sillonnent le pays en s’arrêtant de quartiers de routards en quartiers de routard.  Faudrait être fou pour se casser la tête comme dans certains autres pays, en traversant la ville jusqu’aux faubourgs pour trouver les gares, acheter soi-même ses billets, y retourner à l’aube le lendemain, etc. etc !

Nous avons donc pris « un tour » avec un des petits cafés de touristes.  Et c’est vrai que ça coulait tout seul : l’autobus nous a mené au quai qui nous mené à la petite dame qui a ramé à s’en casser le dos qui nous a amené au sentier, le repas était prévu en plein montagne, redescente, et le processus s’inverse...  Jusqu’à ce que la petite rameuse nous demande un pourboire.  Nous lui donnons un pourcentage du total du tour, payé au café.  Elle insiste : « Plus ! plus ! Je travaille fort ! »

00d0c317dae2e9040a3364f52dfeecfb.jpg

C’est alors que je repense à l'atelier sur le commerce équitable que l’organisme pour lequel je travaille offre aux écoles secondaires.  Les jeunesy découvrent qu'un des principes du commerce équitable, c’est la réduction du nombre d’intermédiaires, afin de payer un prix juste aux travailleurs de la première ligne. 

La petite rameuse est aux premières lignes du boulot.  À l’autre bout, une entreprise possède des cafés dans tout le Viêt Nam et qui sous-traite avec des petites rameuses, des chauffeurs d’autobus, des restaurateurs...  Qui, eux, ne touchent presque rien du prix du tour ! 

À partir de ce jour-là, au Viêt Nam, nous avons fait affaire avec les cafés presque uniquement pour acheter des billets de train ou d’avion. Pour des promenades, des visites, nous avons tenté de nous rendre le plus près possible par nous-mêmes pour ensuite acheter des services directement aux personnes concernées. Quelle bonne idée ce fut-là !  

881080fbc0b5a913847778a8ff60ca20.jpg

Pour visiter la magnifique baie de Ha Long – vous vous souvenez, dans le film Indochine, des jonques aux voiles si caractéristiques qui voguaient entre des rochers jaillissant de la mer de Chine ?

Nous nous y sommes rendus en train depuis Ha Noi, puis en aéroglisseur, sur l’île de Cat Bai.  Sur les quais, nous avons rencontré le propriétaire d’un hôtel.  Plus tard, dans le hall, il nous a parlé de son bateau (il n’y a plus de jonques dans la baie) et de la possibilité de nous amener en mer: nous avons accepté son offre.

ae9e2aa4a78c567c7626fd0460c2eda4.jpg

Nous avons passé 24 merveilleuses heures sur son bateau, aux côtés du capitaine et du cuisinier; celui-ci nous a cuisiné un souper magnifique : salade de calmars, ananas et carottes, poisson, riz, sauté de légumes – repas que nous avons dégusté sur le pont avec eux, éclairés par les étoiles et une lampe tempête.  Nous avons dormi comme des loirs dans une cabine en bois, le bateau ancré dans une petite baie entourée de rochers.

Nous avons, au retour, croisé un couple d’Australiennes qui avait marchandé âprement auprès de dizaines de propriétaires avant de se décider, et qui, pour moins cher que nous, ont eu une expérience un peu décevante.  Puis, nous avons rencontré une Québécoise qui avait acheté un « tour » très bon marché depuis Ha Noi : ils étaient deux douzaines de touristes sur un bateau avec dortoirs, ont mangé des œufs frettes... et il y avait des rats !

Nous avons trouvé que le principe d’aller toujours le plus près du site par soi-même, pour éviter les intermédiaires, ça pouvait avoir du bon ! J
67c334c66dc70db51832bdee27d560a8.jpg

22:10 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4)