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Léonard : Une carte du monde comme plus beau cadeau de Noël !

Carte du monde_Léonard_Noë 2009.jpgVous connaissez peut-être ma relation amour-haine avec Noël... Je n’ai pas envie de jaser de cadeaux ici, sinon pour partager avec vous le dernier talent de mon grand garçon de 4 ans et demi : dessiner des cartes du monde ! À mes yeux, c’est le plus beau de mes cadeaux de Noël 2009 ! :)

Il faut dire qu’il a de qui tenir.

Ma grand-mère paternelle m’a toujours raconté que mon père lisait la carte du monde avant de savoir lire les mots : il y avait une mappemonde sur le mur de la cuisine et il se hissait sur un tabouret pour la contempler sous toutes ses coutures et demander à sa mère comment il fallait faire pour se rendre d’un point A à un point B. Je peux imaginer la scène – qui devait se dérouler vers 1948 - sans problème, ayant toujours vu mon père le nez plongé dans les cartes, que nous soyons partis tous deux à la découverte des Maritimes ou du Guatemala ou encore que nous soyons en gang sur les routes de la Grèce ou de la Martinique... :)

Quant à moi, dès mon coup de foudre pour le Monde en 1re secondaire (j’en parle ici), j’ai été fascinée par les cartes. J’en avais affiché une géante dans ma chambre et je la dévorais des yeux, préparant mentalement mes projets de voyage. Un jour où je m’ennuyais ferme dans un cours de maths en 2e secondaire (avais-je déjà commencé à déclamer « Et les dieux en colère envoyèrent sur la Terre les Mathématiciens » ?!!!), je m’étais mise à dessiner, de mémoire, la carte de l’Europe. Le prof, insulté, m’avait accusé de dessiner des nuages dans son cours... Je lui avais alors montré mon œuvre et avais été bien découragée qu’il tente une pseudo correction en proposant de mettre le Portugal du côté de la Méditerranée plutôt que bordant l’Atlantique (ouille !). Bon, chacun ses forces, hein !

Et voilà Léonard qui s’y met. Sa propre porte d’entrée ? Les animaux. Il a une telle passion pour ceux-ci qu’il rapporte chaque semaine de la bibliothèque un livre sur les félins, les ours, ou encore un atlas des animaux... Il a vite voulu savoir où habite chacun d’entre eux (allant jusqu’à faire découvrir à son grand-papa sri lankais qu’il y a une espèce d’ours endémique au Sri Lanka, le lippu !!!). Nous avons affiché dans la salle de jeu une carte du monde pour enfants, pleine d’illustrations (il la regarde depuis ses 2 ans - voir le diaporama de photo en haut à droite de ce blogue), et depuis quelques mois, il s’amuse à identifier les lieux de prédilection de ses animaux préférés : le kodiak en Alaska, l’orignal en Amérique du Nord, l’anaconda en Amazonie, le tigre en Inde et le Tigre blanc en Sibérie, le yak dans l’Himalaya, etc.

Puis il s’est mis à vouloir dessiner la carte du monde. Habituellement, il le fait sans modèle. Dans le cas de celle que je partage avec vous, je crois qu’il est allé vérifier un ou deux trucs. Je lui ai demandé de m’indiquer à quoi correspondaient ses dessins afin de vous les identifier (j’ai même fait une faute d’orthographe... C’est Himalaya et non Hymalaya, désolée !) Bien sûr, les proportions y sont un peu étranges (vous aurez compris bien vite qu’il rêve d’abord et avant tout de visiter l’Afrique ?! – moi, j’adore l’idée que le centre du monde dans l’esprit de mon fils soit africain, ça compense pour tous ces graphistes qui immanquablement montrent la face américaine de la terre quand ils ont à représenter la planète...) et il a ses propres priorités (les Îles Galapagos y sont toujours bien représentées, à cause des tortues de mer; le coin colorié au Nord-Ouest de l’Amérique du Sud correspond à « l’endroit où mes parents ont entendu des singes hurleurs » (le nord du Guatemala) ; et le Sri Lanka est toujours là, bien sûr !)

Et puis si vous vous demandez pourquoi il y a deux Alaska, c’est que je tente de lui expliquer que la Terre étant ronde, si on prend un avion vers le bord de la carte, on se retrouve de l’autre côté ; si vous vous demandez également pourquoi une météorite se trouve à côté du Soleil, c’est qu’il reste profondément obsédé par celle qui a mis fin à la vie des dinosaures... Dire que ce matin, dans le Devoir, on apprend que la crise de la biodiversité actuelle nous rapproche de la Sixième extinction – d’ici 40 ans ! -, la dernière ayant eu lieu il y a 65 millions d’années avec la mort des dinosaures... . Snif !

En tous cas, c’est un réel bonheur de partager cette passion-là avec Fiston ! Bien sûr, dans d’autres domaines, il a bien des apprentissages à faire (il est très physique et est très garçon dans ses jeux, mais disons que le tricycle et la natation ne le branchent pas tellement), mais bon, je le sens si épanoui et plein de joie de vivre – et surtout si passionné – que pour moi, c’est l’essentiel !!!

21:20 Publié dans Léonard | Lien permanent | Commentaires (3)